UN AUTRE REGARD

Comment le télétravail est devenu la nouvelle norme.

“En temps de crise, nous essayons de comprimer le temps, renversons notre pensée partiale et osons chambouler notre façon de travailler.” Enseigner une nouvelle habitude prend parfois du temps ! Dans son livre ‘Megatrends, ten new directions transforming our lives’ publié en 1982, le célèbre observateur de tendances John Naisbitt prédisait que le télétravail deviendrait la norme d’ici la fin du vingtième siècle. Dans les années 80 déjà, il pesait le pour et le contre du gain de temps de trajet vs le risque d’isolation. Bien que la quasi-totalité des prédictions de Naisbitt se soient réalisées, il pensait que les gens n’utiliseraient jamais la vidéo pour interagir, et c’est précisément parce que la visioconférence était une invention si évidente que, selon Naisbitt, les dirigeants ne l’accepteraient jamais ! Une courbe longue et aplatie, mais à la fin courte et abrupte Dès les années 90, de nombreux freelances et consultants ont commencé à travailler de chez eux. Plus tard, ce sont surtout les entreprises technologiques comme IBM qui ont intégré le concept de télétravail. Pendant des années, les entreprises ont expérimenté cette façon de travailler, et de nombreuses entreprises ont décrit l’impact sur la productivité, le contrôle des travailleurs, la santé mentale et bien d’autres paramètres. Finalement, beaucoup d’entreprises ont accepté le télétravail car les espaces de bureaux, surtout dans les grandes villes, étaient trop chers.

Lorsque la crise frappe, toutes les opinions se ressemblent Au printemps toutes les entreprises ont dû fermer directement après l’annonce du 13 mars du gouvernement belge. De nombreux clients qui n’acceptaient auparavant pas le télétravail et n’avaient pas de politique à cet égard ont dû intégrer, presque du jour au lendemain, ce processus et la technologie qu’il requiert. Heureusement, le temps se comprime pendant une crise, et la plupart de ces entreprises sont parvenues à réaliser cette transformation à une vitesse fulgurante.

Ne jamais laisser une bonne crise inexploitée La plupart des entreprises, à l’instar de Proximus, ont parfaitement géré la communication avec leurs employés et le monde extérieur pendant la crise. Nous sommes finalement tous en train de nous habituer aux visioconférences et arrivons même à jongler entre Skype, Teams, Webex et Zoom. La plupart d’entre nous ne ressentent pas spécialement le besoin de retourner au bureau. Il est à présent temps de préparer notre avenir. Si c’est cette nouvelle norme que nous voulons, avec une implémentation réussie de cette façon de travailler méthodique et décentralisée, nous devons revoir les styles de leadership, les systèmes de contrôle des performances, les modèles de collaboration, la culture d’entreprise, et même notre modèle commercial dans son intégralité.

JAN SONCK a étudié l'IT au Collège Erasmus de Bruxelles. Il rejoint Proximus en 2000 et travaille notamment dans le marketing et le développement de marchés verticaux. Depuis 2019, il est Strategy Manager.


WIL U ZELF AAN DE SLAG GAAN MET DATA?